Étude sur les RH 2010

> Tendances et enjeux de ressources humaines

Points saillants en musique et enregistrement sonore

Achetez les trois documents qui composent l'Étude sur les RH2010 dans un format électronique imprimable

La trousse de l'Étude sur les RH2010 inclut : Tendances et enjeux de ressources humaines, Information sur le marché du travail du secteur culturel canadien et Impact de la récession mondiale sur l'économie créative du Canada en 2009.

Faits saillants

La production réelle en valeur ajoutée (PIB) du domaine de la musique et de l'enregistrement sonore était estimée à 372 millions $ pour l'année 2009.
Les dépenses des consommateurs canadiens en musique étaient de 1,5 milliard $ pour 2008 tandis que, pour cette même année, les exportations totalisaient 115 millions $.
Le total du soutien du gouvernement fédéral pour le sous-secteur de l'enregistrement sonore était de 27 millions $ pour l'année 2007-2008.
La main-d'œuvre du sous-secteur canadien de la musique et de l'enregistrement sonore du Canada est principalement composée de jeunes qui vivent dans des centres urbains.
33 % gagnent plus de $ 50 000.
57 % sont des travailleuses ou des travailleurs autonomes.
30 % ont un diplôme universitaire ou un titre professionnel.

Les enjeux principaux

La technologie

La technologie a changé la façon dont la musique et les enregistrements sonores sont produits et distribués, ainsi que la manière dont les consommateurs acquièrent la musique. Au cours des dix dernières années, les avancées de la technologie ont contribué au déclin de la musique enregistrée, source importante de revenus du sous-secteur. L'augmentation de la numérisation des produits de la musique et l'enregistrement sonore a mieux fait comprendre l'importance d'avoir des sources de revenus multiples comme les tournées et les festivals. Le sous-secteur doit constamment trouver des moyens efficaces de protéger et de commercialiser la propriété intellectuelle tout en cherchant d'autres sources de revenus.

Propriété intellectuelle/Modèles d'affaires/Monétisation

Le sous-secteur de la musique et de l'enregistrement sonore a vécu sa propre récession au cours de la dernière décennie, principalement en raison des changements technologiques dans la production et les modèles de distribution. Les changements dans les technologies et les questions de propriété intellectuelle qui s'en suivent ont beaucoup érodé la chaîne de valeurs traditionnelle du sous-secteur de la musique et de l'enregistrement sonore. Les vieux modèles d'affaires traditionnels dans la musique et l'enregistrement sonore visaient principalement à obtenir des revenus par la vente de la musique enregistrée dans un format physique. Aujourd'hui, par contre, l'Internet et la capacité de partager des dossiers électroniques de musique ont modifié la façon dont on gagne sa vie dans le sous-secteur de la musique.

Le rôle du financement public

Les employeurs du sous-secteur de la musique et de l'enregistrement sonore qui ont participé au sondage ont reconnu que leur principal enjeu était la dépendance à l'égard des dépenses publiques. Les maisons de disques canadiennes, par exemple, dépendent souvent, du moins en partie, de sources de financement publiques, particulièrement quand elles veulent commencer à trouver et à développer des talents et à exploiter leur potentiel. Les changements dans les priorités de dépenses des gouvernements mettent en évidence la nécessité pour le sous-secteur de créer et d'adapter de nouveaux modèles d'affaires et d'établir de nouvelles chaînes de valeur avec les consommateurs.

La nature du travail

Plusieurs travailleuses et travailleurs qui ont répondu au sondage pensaient que les principaux enjeux et tendances du sous-secteur étaient les revenus variables et les faibles revenus. Vingt-deux pourcent des travailleuses et travailleurs du sous-secteur de la musique et de l'enregistrement sonore ont dit qu'ils augmentaient les revenus gagnés dans l'industrie par du travail en dehors du secteur culturel. Malgré cela, seulement un tiers (33 p. 100) d'entre eux gagnaient plus de 50 000 $ par année. Ceci dit, il n'est pas étonnant que plusieurs d'entre eux ne mettent pas d'argent de côté pour la retraite : 18 p. 100 des répondantes et répondants n'avaient aucune épargne en vue de la retraite, tandis que 12 p. 100 ne pouvaient compter que sur le Régime de pensions du Canada ou le Régime des rentes du Québec.

Politiques, pratiques et programmes prometteurs

Les participantes et participants à la recherche pensaient que le sous-secteur de la musique et de l'enregistrement sonore en général aurait avantage à avoir une base plus large, un cadre de référence collaboratif pour la stratégie sur la formation dans le sous-secteur de la musique, qui comprendrait l'ensemble des groupes partenaires (les ministères de l'Éducation, les écoles, les collèges, les universités, les associations du sous-secteur de la musique, les conseils sur les arts populaires, et la SRC). Une telle stratégie aiderait le sous-secteur à planifier pour l'avenir et à améliorer les initiatives de développement pour la prochaine génération d'artistes, de gestionnaires et de techniciennes et techniciens.

Recommandations

  1. Collaborer pour aider les entreprises à s'adapter aux nouveaux modèles d'affaires qui incluent la génération de recettes liée aux nouvelles technologies.

  2. Bâtir des compétences techniques et entrepreneuriales grâce à des programmes à niveaux multiples, du niveau débutant jusqu'au niveau supérieur.

  3. Offrir du mentorat pour permettre à ceux et celles qui débutent dans l'industrie de la musique d'acquérir des compétences en affaires.

  4. Établir une stratégie nationale de formation en musique comprenant des normes nationales, une formation à multiples niveaux pour l'acquisition de compétences techniques et entrepreneuriales et du mentorat.

  5. S'assurer que les employeurs et les travailleuses et travailleurs du sous-secteur connaissent et comprennent l'évolution des lois sur le droit d'auteur et répondre aux préoccupations sur la propriété intellectuelle dans le contexte de l'émergence des technologies et des changements dans les besoins.

Commentaire